La “chasse au gaspi” concernera aussi les logements

Des représentants des bailleurs publics et privés, promoteurs, associations et fédérations professionnelles de l’immobilier formuleront “dès septembre” des recommandations à la ministre de la Transition énergétique.

Le gouvernement a lancé mercredi une concertation avec les acteurs du logement dont les mesures viseront à faire la “chasse au gaspi” et “contenir les factures”, dans le cadre du plan global de sobriété énergétique. Des représentants des bailleurs publics et privés, promoteurs, associations et fédérations professionnelles de l’immobilier formuleront “dès septembre” des recommandations à la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, et à son collègue délégué à la Ville et au Logement, Olivier Klein, pour “prendre le chemin d’une réduction de la consommation”.

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“Nous explorons avec ces différents acteurs comment faire en sorte de prendre des mesures concrètes qui puissent permettre aux Français de contenir leur facture d’électricité et de gaz mais également de faire la chasse au gaspi dans leur logement”, a expliqué la ministre devant la presse.

Cette concertation fait partie du “plan de sobriété” énergétique annoncé par Emmanuel Macron le 14 juillet pour faire face au risque de pénurie liée à la guerre en Ukraine.

“Faire face à l’urgence climatique”

“Le logement est un pôle de consommation très important en terme de chauffage et d’utilisation de gaz naturel. Un effort est donc nécessaire pour faire face à la crise énergétique que traverse la France”, a affirmé Agnès Pannier-Runacher. “Cette réunion doit aussi nous permettre d’agir et de trouver des solutions pour faire face à l’urgence climatique”, a-t-elle ajouté.

Le gouvernement a récemment annoncé vouloir réduire la consommation d’énergie en France de 10% d’ici deux ans par rapport à 2019. Selon la ministre, le “premier enjeu” du plan dans le secteur du logement est de “faire appliquer voire de faire connaître les règlementations en vigueur”: n’utiliser la climatisation que lorsque la température intérieure dépasse 26 degrés, et n’activer le chauffage que lorsqu’elle est inférieure à 19 degrés.

La ministre souhaite par ailleurs “amplifier les dispositifs qui existent et qui marchent”, comme MaPrimeRenov dans le domaine du chauffage, qui doit concerner 700.000 logements par an. Agnès Pannier-Runacher a dans la foulée annoncé le lancement “dans les prochains jours” d’un appel à projet de 150 millions d’euros pour financer “des outils innovants de lutte contre la précarité énergétique”.

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